lundi 28 mai 2012

Rien n’échappe à la faux :

Duane Michals -


que comprendre 
 
comment rendre compte 
 
parfois c’est le dégoût 
la détresse 
 
cette fureur du sang 
parce que tout avorte 
 
que chaque effort est vain 
 
que rien n’échappe à la faux 
 
ou parfois 
c’est cette vénération    cette joie 
jubilante   cette suffocante 
lumière 
 
et chaque visage m’émeut 
alors jusqu’aux larmes 

Charles Juliet, Moisson, choix de poèmes, P.O.L., 2012,  p. 115 et 154.